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Londres, la capitale des opposés : traditionnelle mais moderne, innovatrice mais conformiste... A travers la fumée, les gens feraient mieux d'observer. Ils devraient remarquer que là, une femme vient d'allumer sa cigarette sans utiliser de briquet ; qu'ici, un petit enfant s'amuse à demander aux passants "s'ils sont bien éveillés". Ouvrir les yeux. Sur une ville dont l’atmosphère de mystères n'est peut-être pas aussi fantaisiste qu'on le croit...LIRE LE CONTEXTE
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 Fenêtre sur qui ?

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Faction : LA TRIADE

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MessageSujet: Fenêtre sur qui ?   Mar 6 Nov - 13:12



Elle se laisse vivre. Dans son appartement plein sud où, de temps à autre, l'on peut apercevoir le superbe Fabio de la fenêtre d'en face, avec sa bedaine qui dépasse et ses trois cheveux sur le caillou, celui-ci ayant décidé de cavaler sur le tapis roulant avant que son burger n'arrive directement livré à sa porte. Elle ne parle pas des masses, écoute trop. Aimant se tenir à l'envers sur le canap', la tête renversée, un short trop court, elle mâchonne son bâton de sucre tout en regardant des séries très lisses, avec des acteurs très beaux, qui passent sur sa télé petit écran. Joseph l'engueule de sa douce langue natale dont elle ne comprend pas un strict mot et lui demande de l'aider à mettre ce qui reste dans les sachets. Ce n'est pas du sucre cette fois, mais ça y ressemble. Dans un soupir elle se laisse glisser sur le canap' puis se redresse, arrangeant son short qui lui est rentré dans le... suivie de près par son chat, Prodige le Petit, qui s'amuse à les voir s'affairer.

Sa mère lui disait "you should be a cop"
Sa demi-soeur lui disait "si seulement tu t'arrangeais un peu.."
Et son père ne disait pas grand chose en dehors de "l'est où ma bière ! Est-ce que c'est écrit LA POSTE sur mon front ?"

Il arrivait que volent des objets, du téléphone à l'imprimante (c'est assez lourd) à travers la fenêtre ou au milieu du salon, selon le besoin de s'exprimer. Elle s'est pris quelques tartes dans la figure à force de mal parler, d'avoir à rentrer à des heures déraisonnables parce qu'elle se pensait, tristement, être quelqu'un. Fumer les jambes croisées telle une diva de Peckam, à lever les yeux au ciel quand ça sifflait -ponctué d'insultes salaces parce que c'était comme ça- que quelques voitures avec leur cachet portaient en leur sein soit des petits caïds qui avaient bien réussi, soit des personnes aisées qui demandaient expressément "Charlie, accélérez nous passons dans une zone dangereuse, je ne veux pas d'ennuie, sinon comment pourrais-je arriver à mon gala de charité et..."

Elle aurait préféré naître homme. Pas besoin d'être jolie pour être reconnue, il suffisait d'avoir du charme, du bagou, quelques tatouages selon le goût de ses dames. A-t-on jamais vu une femme rouler des mécaniques  ? Non, bien sûr... Il n'y avait pas beaucoup de place pour elle dans ce quartier, si ce n'était parmi les mules qui profitaient de voyages tout frais payé.

Après s'être reçue un soufflet mémorable de la part de son père, elle a quitté le domicile. Elle a cherché parmi ses contacts de voisinage pour espérer trouver quelque chose, n'importe quoi.
Puisqu'elle le demandait, "on pourrait l'aider". Un poisson moyen, dirigé par un plus gros, invisible, lui a fourni un appartement où elle vivrait tantôt seule, tantôt avec cinq types franchement pas fréquentables qui iraient laisser leurs joints partout, par terre, une sorte de planque où elle en serait la gardienne - mais jamais la propriétaire. Elle faisait en sorte de ne pas trop croiser les voisins, histoire d'éviter les embrouilles. Ca lui donnait sans doute des allures de prostituée nympho parano, au vu des mecs qui allaient venaient dans son appart', parfois par bande... une fille pas fréquentable. Mais on ne voulait pas de ça : profiter de la fée du logis et risquer de foutre en l'air tout leur trafic pour une histoire de fesses ? Non. Alors gare à celui qui toucherait à un de ses cheveux ! "D'accord, pas grave", se disaient les gonzes, de toute façon les nanas, y'en avait à la pelle, des plus belles, surtout quand s’alignaient les billets.

C'était ici, le labo de création. Inquiétée de se faire remarquer, dehors, pour une quelconque raison, elle s'enfermait. Son meilleur rapport à l'extérieur devenait les fenêtres de l'immeuble d'en face.

Une fois la nuit tombée, la plupart tirait les rideaux et il n'y avait que leurs ombres qu'on devinait cuisiner, s'aimer, se disputer ou travailler.
Une seule vitre à l'intérieur visible donnait sur une grande et belle cuisine froide et impersonnelle. La moins intéressante vision à ses yeux cultivait la morosité les rares fois où elle y voyait la locataire s'y asseoir et manger seule. Cette dame n'avait pas de téléphone à consulter, pas d'ordinateur posé sur le plan de travail, rien qu'une assiette à priori froide et un verre de ce qui ressemblait à du vin, très rouge. Souvent, cette dame regardait la chaise vide voisine et, sa fourchette en l'air et son visage impavide, elle paraissait réfléchir.

Ce n'était pas la fenêtre la plus intéressante, certes, mais elle lui donnait étrangement l'impression que sa situation à moindre moyens n'était peut être pas la plus malheureuse.

___________________


Et le temps semble faire défiler le paysage à travers la vitre d'un train dont on ne connaît l'arrêt sans que je puisse m'attarder sur un point précis : c'est ainsi que je vois passer ma vie.
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