La Bibliothèque c'est quoi ?



Des textes dont la lecture est totalement facultative . Elle offre des précisions, des détails et dévoile des pans de l'histoire d'Infernum. Elle n'est là que pour les curieux qui souhaiteraient en savoir davantage sur l'univers. Elle peut se remplir à mesure des chapitres, y compris grâce à l'intervention des membres.
"L'Oracle, le média d'information du monde informé. Appartenant à la Triade, l'Oracle possède un journal, une chaîne télévisée et une station de radio. Le journal s'achète à la presse pour informés, quant à la télévision et la radio, c'est par la box bleue qu'elles peuvent être captées."



15 Juin 2018, Londres.

— Ils ont arrêté de diffuser ma série pour mettre cette tronche de belette à la place !

— Oh arrête de me casser les oreilles. Va regarder une série lambda sur ton ordi, y'en a des très bien.

— Tu plaisantes ? Avec leurs armes en plastique et leurs effets spéciaux de merde ?

— Des personnes sont mortes Lucie...

— Oui, et maintenant je vais devoir rester chez moi au lieu d'aller au YELLOWSTONE le samedi soir. Tu crois que ça me plaît ? Cette histoire de Zone noire, c'est de la connerie !
Et rentrer chez les gens comme ça, sans prévenir ? C'est pas de l'abus de pouvoir peut-être ?

— Ils rentrent uniquement chez ceux qui sont soupçonnés d'avoir des liens avec Weknow.

— De ce qu'ils disent ! Au passage, c'était l'épisode final de Black Crown...

— Tu me gonfles Lucie. Tais-toi, je veux écouter.

Elle augmente le volume de la télé reliée à la box bleue sans tenir compte du cri rageur de sa soeur qui vient de quitter le salon.

Sur l'écran, Veronika Klein est assise en présence d'une journaliste dans un plateau télévisé au décor rouge. Quelques jours plus tôt, Lula se rappelle qu'il était bleu...

"— Ce n'est pas qu'à Londres que sont déployées nos troupes." qu'explique la vice-conseillère, visiblement en réponse à une question de la journaliste. En haut dans le coin droit, le logo de l'Oracle, un O traversé par une barre, a troqué sa couleur orange habituelle pour du noir. En dessous, un bandeau défile avec les nouvelles réformes liées au couvre-feu.

"— Le plus dramatique, c'est que ce problème s'étend à l'échelle mondiale. Beaucoup de partisans de Weknow ont fui l’Angleterre ou habitent dans d'autres parties du globe..

— Vous faites référence à la bombe qui a explosé à Tokyo au lendemain de la catastrophe ?"

Lula fronce les sourcils.
Elle se souvient très bien de la fumée bleue qu'elle avait aperçue depuis la fenêtre de leur immeuble.
Sa mère était en train d'essuyer la vaisselle. Elle avait fait de la soupe, réputée bonne quand on était malade comme elle et sa soeur l'étaient. Après cet étrange bruit d'explosion, elles étaient restées surprises à sa regarder. Lula ne prenait pas suffisamment part aux événements pour savoir que la manifestation était dans la rue depuis plus d'une heure déjà. C'était tout le contraire de sa soeur qui, échevelée et reveillée malgré son quarante de fièvre, avait déboulé de sa chambre pour s'écrier.

— Regardez, regardez ! Oh my god c'est HORRIBLE !" Son doigt avait pointé l'écran de son téléphone. Dessus, l'on y voyait une vidéo postée sur le fil de l'actualité de Facebook, une vidéo qui semblait truquée tant elle paraissait irréelle.

— Qui filme ? avait demandé sa mère ; elle n'a jamais véritablement compris le système des réseaux sociaux.

— Mais on s'en fout de qui ! Regarde là, là, dans la rue de St Axe ! Ca explose !

— Oh mon dieu... Sa mère avait laissé tomber son torchon. Lula s'était jetée sur la télécommande. Cette histoire de manifestation proche, de fidèles de Weknow, de miliciens circulant dans les rues de la ville, ça ne pouvait être que ça.
Elle ne s'était pas trompée.
Voilà qu'au lendemain de cette horreur, l'on apprenait qu'au Japon, une autre bombe avait explosé dans l’hôpital de Cristal Palace à Tokyo. Heureusement, grâce au plan vigilance déployé la veille, seuls des blessés avaient été à déplorer. Et cette fois, le coupable avait été appréhendé. D'apparence débraillée, les yeux roulant dans ses orbites, il disait soutenir Weknow.
Mais tout ça, c'était n'importe quoi, vraiment n'importe quoi...

"— ...Ainsi que celles qui risquent encore d'exploser."

Les sourcils toujours froncés, Lula raccroche son attention sur l'interview.

"— ...Il faut bien comprendre qu'un informé qui souhaiterait entraîner des dégâts dans ce climat fragilisé y trouverait la meilleure opportunité.

— Trois jours après la catastrophe de Londres, c'est la population londonienne informée qui s'attend à de plus amples explications sur cette Zone noire qui vient d'être déployée lors du discours du Conseiller. Trouvez-vous cela vraiment nécessaire ? Ces mesures ne sont-elles pas un peu drastiques ?"

La vice-conseillère hoche de la tête. Son teint pâle et ses cernes apparents, malgré le maquillage discret, n'enraillent pas son expression déterminée.

"— Nous n'avons pas d'autres choix que de prendre les mesures qui s'imposent pour la sécurité des habitants. Cela ne les empêche nullement de poursuivre leur vie. Chaque individu reste libre de ses choix tant qu'il ne menace pas la liberté d'autrui. Les horaires imposés ne sont qu'un moyen d'éviter des regroupements suspects, que l'on sait plus difficile à contrôler une fois la nuit tombée.

— Ne serait-ce pas plutôt le contraire ? En plein jour, avec le monde alentour, n'est-il pas plus aisé pour eux de se fondre dans la masse ?

— Quand ils se regroupent, ce qu'ils souhaitent avant tout, c'est avoir le moins de témoins possible. Depuis le temps que nous les rechercherons, nous avons remarqué qu'ils se réunissaient souvent le soir, dans des lieux assez atypiques, tels que des discothèques ou des bars bondés avec de la musique. Lorsque la nuit tombe et que les quartiers londoniens sont animés par les soirées, cela encourage un climat de désinhibition propice à des réunions plus discrètes.

— Rien n'assure, donc, qu'ils n'iront pas dans des lieux lambdas. Après tout, ne favorisent-ils pas le contact avec ceux qui ignorent l’existence de la magie ?

— C'est vrai, et c'est pourquoi nos troupes feront en sorte de les trouver parmi les lambdas.  Après avoir étudié le comportement de plusieurs extrémistes de Weknow, nous sommes parvenus à en définir un profil type.

— Et quel est-il ?"


La vice-conseillère joint ses mains sur la table, l'air grave. La caméra fait un zoom sur son visage.

"— Nous avons remarqué qu'ils réagissaient à toute forme de chaos. La violence, la destruction, le désordre, s'apparentent chez eux à une forme de liberté, pour ne pas dire d'exutoire.

— Madame la vice-conseillère, pour en revenir au sujet du couvre-feu, y aura-t-il des exceptions faites ? Certains établissements informés pourront-ils rester ouverts après 23h ?"


Elle hoche à nouveau de la tête.

"— En dehors d'endroits indispensables, tels que Ligma ou l'hôpital de Cristal Palace, non.

— Cela ne risque-t-il pas d'éveiller les soupçons des lambdas, qui verront moins de personnes dans les rues ?

— Nous dénombrons environ 3,5 millions d'informés à Londres, un taux élevé comme dans tout siège de la Triade, mais qui n'est pas majoritaire. Il y a toujours eu plus de lambdas parmi les habitants. Cela sera, simplement, un peu plus calme sur les trottoirs de certaines ruelles.

— Pensez-vous que la zone noire pourra être levée prochainement ?

— Je l'espère autant que vous. Nous comptons sur l'aide de nos concitoyens pour que le climat retourne à la normale le plus vite possible.

— Une dernière question Madame la vice-conseillère."


Alors que Lucie vient de décrocher son téléphone en parlant d'une voix forte, Lula se penche vers le poste pour mieux écouter.

"— Que pensez-vous des messages postés par OTAKA, et qui assurent ne pas avoir commandité ces attentats ?

— Cela fait partie d'un mode opératoire savamment étudié. Leur but est de faire le plus de dommage possible tout en gardant l'appui de la population, et en particulier de leurs fidèles. Ils sont malins et très dangereux. A nous d'être encore plus malins qu'eux en ne tombant pas dans leur piège."

Cher informés londoniens,

j'aimerais vous dire que je suis satisfait. J'aimerais vous affirmer, sans l'ombre d'un doute, que la capture de celui qui se faisait, en réalité, appeler "ZEN", me conforte dans le combat que nous menons contre le terrorisme depuis tant d'années. Mais tout ce que cela m'inspire, c'est un profond dénuement face aux individus qui appellent le peuple à manifester.

Cet homme, un extrémiste glorifiant le chaos, souhaitait par dessus tout que les hommes cèdent à la panique d'une nouvelle qu'ils n'auraient sue gérer, ce qui aurait irrémédiablement entraîné l'effondrement de notre société telle que nous la connaissons.

Au mépris des lois, et dans le seul but de satisfaire son besoin d'anarchie, il n'a pas hésité pour cela à mettre en danger la vie de ceux qui vivaient au sein de son immeuble en menaçant de faire exploser tout le bâtiment. Son acte aurait entre autre provoqué la mort de plusieurs enfants, dont la plupart, inconscients du danger, s'apprêtaient à aller se coucher.

Dans ces circonstances, je suis personnellement atterré, et même ébahi, du comportement de certains de nos concitoyens. Comment peut-on vouloir rendre hommage à un tueur ? Comment peut-on nourrir la moindre compassion ou ressentir de la fraternité à l'égard d'un extrémiste instrumentalisant la peur ?

Je fais confiance au peuple londonien pour prendre les bonnes décisions.

Manifester en l'honneur d'un terroriste ne fera qu'attirer les anarchistes lors de cette procession. Aussi, je vous demande, en qualité de Conseiller mis en place depuis cinq ans grâce à vos voix, de ne pas vous regrouper dans la rue à la vue des lambdas, de ne pas tenter d'attiser des flammes dont le retour risque de provoquer un incendie destructeur.

Pensez à votre famille, à vos amis, à vos voisins.

Ne donnez pas raison à ceux qui portent le chaos en étendard.

C'est ensemble, soudé et pacifiste, que nous pourrons faire avancer la société.

Je vous remercie.


3 Juin 2018,  18h.
Retranscription du discours de Calvin Hawkins, Conseiller de la Triade.
 Amphithéâtre des discours dans les sous sols du palais de Westminster.


Cela n'a pas échappé aux abonnés de la box bleue. Mais pas seulement. Dans les lieux pour informés, à travers la radio ou la télévision, les clients ont stoppé ce qu'ils faisaient pour écouter le flash info.
L'information a paru de manière soudaine et fut répétée plusieurs fois.
Un des pilliers de WEKNOW a été appréhendé.




Après des années de recherches fastidieuses, un des terroristes appartenant au groupuscule de WEKNOW a enfin été retrouvé par les équipes de recherche ! L'individu résidait à Tokyo. Armé et dangereux, il a refusé de se rendre malgré la demande répétée des forces de la Milice. Barricadé dans son appartement, il a menacé de faire exploser l'immeuble si les miliciens ne quittaient pas les lieux. Mais ces derniers, de par leur expérience et leur réactivité, ont réussi à neutraliser le suspect avant que celui ci ne puisse mettre ses menaces à exécution.  

"Nous avions un sniper posté dans l'immeuble d'en face" expliquera le commandant des forces armées, le milicien en Chef Ren Sato. "Celui-ci attendait un bon angle de tir, nous étions tous sur le qui-vive, effrayés qu'il actionne les charges d'explosif" Une bombe artisanale qui sera retrouvée sur le bureau de l'homme.
Pour l'heure, l'identité du suspect n'a pas été communiquée par les équipes d'intervention.
Nos journalistes ont été envoyés sur le terrain pour espérer en apprendre davantage.

Retrouvez en exclusivité tous les détails de l'enquête dans le prochain numéro de l'Oracle !



Tenez-vous informez de l'actualité à travers nos journaux! N'oubliez pas d'utiliser le révélateur de couleurs, deux gouttes dans chaque oeil suffisent pour lire le contenu (le kit de 20 flacons : -20% de réduction pour nos abonnés !)

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Les chasseurs de Hayes frappent à nouveau !

On ne compte plus les incidents provoqués par Hayes. La Triade assure déployer tous les moyens nécessaires à la capture des fautifs mais la tâche est colossale dans un monde où les méfaits n'ont de cesse d'éclater.

Elle encourage d'ailleurs quiconque à donner la moindre information susceptible de faire avancer l'enquête sur le meurtre qui s'est déroulé au Bar informé "L'Espadon"


Le patron du lieu réputé dit avoir mystérieusement perdu la mémoire après l'incident.

"Je nettoyais mes verres comme je le fais à chaque fois. Car oui, L'Espadon est irréprochable d'un point de vue hygiène, n'en déplaise à certains clients qui ont sciemment descendu notre vénérable établissement après avoir été sommé de rembourser leur ardoise ! Donc, je nettoyais mes verres et là un homme est rentré -enfin il me semble que c'était un homme, ou peut être une femme, vous savez sous un chapeau, difficile à dire. Quoiqu'il en soit, il a sorti une arme et pour le reste... je dois vous avouer ne plus trop me souvenir ! Mais ce qui est sûr, c'est qu'il est reparti en laissant derrière lui une victime !"

La victime en question, un dénommé Gerald Velzt, semblait être un habitué des lieux. Pourtant, à en croire le patron, "c'était bien la première fois qu'il le voyait".

L'Officier Berk chargé de l'enquête n'a pas souhaité faire de commentaires. Ce n'est malheureusement pas la première fois que Ligma patauge dans des enquêtes reliées aux membres de Hayes.

COMME SI CELA NE SUFFISAIT PAS.

Une informée du nom de Sinead Ells a été la cible d'une autre attaque de Hayes particulièrement démonstrative. Après être tombée du second étage où elle logeait, la païenne s'est écrasée sur la tente d'un café au milieu de pauvres lambdas qui prenaient tranquillement leur déjeuner.  Pas moins de trois effaceurs ont dû être appelé en renfort. Les secours sont hélas arrivés trop tard. La demoiselle fut retrouvée quelques mètres plus loin, sans vie, dans un appartement lambda.

Après recherches, il a été démontré que les deux victimes étaient jugées comme potentiellement dangereuses.

Hayes continue de punir à sa façon les agissement des informés qui ne se tiennent pas tranquilles. Mais "ce n'est en rien la solution !" comme l'a judicieusement souligné notre Conseiller plus que soucieux de maintenir l'ordre dans notre ville.

"Ce ne sera pas la loi du Far West qui dominera ici ! Hayes n'est pas héroïque, ni dans ses actions, ni dans ses méthodes, et nous apportons tout notre soutient à la famille et aux amis des victimes."

Toutefois, on ne peut s'empêcher de penser que les citoyens honnêtes, eux, n'ont que peu de soucis à se faire.
Les rites
(page suivante, la ville de Londres)


Les Thusiens


Les thusiens prônent la notion de sacrifices. Pour eux, le passage de la magie doit se faire à travers des dons. Le sacrifice est symbolique : une goutte de sang une mèche de cheveux, des herbes sèches... Ils affectionnent les pièces remplies d'objets chargés d'histoires (une chambre, un grenier...), tracent des formes au sol à partir de poudre de fer, allument quantité de bougies et utilisent la force des symboles pour renforcer leurs prières.

Les éléments de culte


Le sang. Le sang est sacré pour les thusiens. En perdre, c'est comme de perdre l'essence de sa nature. On le sacralise et le protège, on peut même le verser durant les prières pour se donner de la force.

Les rites sont symbolisés par du sang versé et des symboles.

Le sang, le fer et le feu sont les éléments de prédilection des thusiens.

Les rites


Rappel :

Tous les sorciers ne pratiquent pas les rites, encore moins ceux culturels.
Les rituels hiératiques (ceux qui sont faits dans le but d'emmagasiner plus de magie en soi) ne sont, eux non plus, pas appris de tous -et encore moins appliqués.
Tout dépendra du mode de vie et des idéologies du sorcier.
Durant le rituel, la magie passe par les prières.
On prie donc tout au long du rituel.


Rituels hiératiques :

Une bougie s'éteint, mot est mal formulé, un balbutiement, une toux, etc. et on doit tout recommencer.

AVANT TOUT RITUEL, les thusiens dessinent avec du sang, sur leurs bras et/ou leur visage, des symboles qui ont une signification pour eux.

Rituel mineur

De son sang, on trace deux cercles de la taille de ses mains sur un support en bois. Autour, on pose des bougies allumées et tout symbole que le sorcier juge avoir de la valeur (des petites figurines de son enfance, des photos, ou même des plantes cueillies dans un champ qu'on aime...) Puis, on pose ses paumes à plat à l'intérieur des cercles et on récite durant plusieurs heures.

Rituel moyen

On dispose des bougies par terre de manière à créer une croix (en X) dans un cercle. Au centre, on verse son sang. Une fois les bougies allumées, on ne rentre pas dans le cercle, jamais, on tourne autour en récitant des prières.

Rituel majeur

Requiers cinq sorciers. On dessine un pentagramme (d'environ un mètre) à l'aide de poudre de fer. Dans les espaces vides du pentagramme, on y dépose des objets qui nous sont symboliques. Puis on ferme le pentagramme dans un cercle dessiné avec le sang de chaque sorcier. A chaque extrémité du pentagramme, un sorcier doit s'y agenouiller. Les prières doivent être récitées à l'unisson.

Rituels culturels :

La fleur de fer est fait pour une femme enceinte : on pose un morceau de fer sur son ventre et on récite des prières.

Le pacte de sang signe une promesse entre des individus : on s'entaille la paume de la main et on tient l'autre également entaillée en récitant des prières.

L'enterrement est appelé le retour. On doit brûler le corps du mort sur un lit de planches de bois.

Les prières :


Elles doivent être récitées durant des rituels : en même temps à l'oral et dans sa tête.
Mais on peut les employer dans le quotidien : avant de se coucher, au moment de manger, lorsqu'on veut se rassurer, lors d'une cérémonie ou dans l'espoir de guérir un proche.
Leur aspect mystique provoque même des effets de transe chez les plus fervents qui les récitent.
A la base rimant en langues mortes, elles ont ensuite été traduites dans toutes les langues pour servir au plus grand nombre.  Car en sorcellerie, les prières se doivent d'être comprises dans leur entier pour faire effet.
Le choix du psaume à réciter est à la liberté du sorcier et n'influence pas le résultat d'un rituel, tant qu'on en récite un des trois.

psaume I

Sang, fer, dans ta chaleur
Manae
Eryso
Albigath
Marche trois fois et pose la pierre
Retourne le socle s'il ne bouge pas
Attends qu'ils te disent.
Un centre et trois branches.

psaume II

Je fais appel à celui qui écoute
Entends et comprends
Je ferais en sorte d'apaiser ses craintes
Depuis ma modeste condition
Et ne m'en veux guère, si ce n'est suffisant
Puisque je te laisse faire à ta guise
J'ai toute confiance

Psaume III

Sang, lumière, larme
Abigath
J'implore ton aide (x3)
Guide-moi (ou Guide-le/la/les)
Je t'offre ceci en échange
Si cela suffit
Je ploie selon ta volonté
Un centre, six branches.



Les Théologiens


Les théologiens prônent la notion d'équilibre. Ils considèrent que la magie est une harmonie qui doit être respectée. Ils aiment se recueillir dans des espaces clos et impersonnels, fermer les yeux pour faire le tri dans leur tête et faire abstraction de ce qui les entoure.

Les éléments de culte


L'eau accompagne chacun de leur rite et représente l'essence première de tout être vivant. Elle symbolise aussi la ligne parfois mince entre le calme et la tempête.

Les rites sont symbolisés par des gestes lents et mesurés : on applique de l'eau sur ses tempes, ses paupières ou ses poignets ; ou sur ceux de son voisin.

Les prières de tous les jours se font souvent en joignant les mains.

Les rites


Rappel :

Tous les sorciers ne pratiquent pas les rites, encore moins ceux culturels.
Les rituels hiératiques (ceux qui sont faits dans le but d'emmagasiner plus de magie en soi) ne sont, eux non plus, pas appris de tous -et encore moins appliqués.
Tout dépendra du mode de vie et des idéologies du sorcier.
Durant le rituel, la magie passe par les prières.
On prie donc tout au long du rituel.


Rituels hiératiques :

Si une pluie cesse, un mot est mal formulé, un balbutiement, une toux, etc. on doit tout recommencer.

AVANT TOUT RITUEL, les théologiens doivent tremper leurs mains dans de l'eau.

Rituel mineur

On sacre l'eau à l'aide de prières puis on mouille ses poignets et son front par des gestes lents et précis.

Rituel moyen

Les jours de mauvais temps, on reste sous la pluie durant plusieurs heures, à genoux, et les mains jointes.

Rituel majeur

Requiert deux sorciers. On doit se retrouver immergé jusqu'à la poitrine dans un bassin rempli d'eau.(être habillé ou non n'a aucune importance) D'une main, on mouille le front de son voisin en traçant des gestes précis et celui-ci en fait de même. On doit réciter les mêmes prières, en même temps. L'autre main doit rester sous l'eau et tenir celle du sorcier qui partage le rite.

Rites culturels :

Vers les trois ans du sorcier, si la famille suit les rites, on pratique l'Initium : on récite des prières et on dessine la ligne d'horizon sur le front de l'enfant.

A l'adolescence le morior ne réunit que les membres du même sexe : on boit, on confie ses doutes, ses hontes et ses fautes et on apprend les chants sacrés.

Le mariage est appelé l'union et devra suivre une cérémonie qui peut s'avérer particulièrement éprouvante sur le plan émotionnel.

L'enterrement est appelé le repos. Deux jours sont donnés à la veillée du corps, le troisième jour le mort sera mis à l'eau.

Les prières :

Elles doivent être récitées durant des rituels : en même temps à l'oral, et dans sa tête.
Mais on peut les utiliser dans le quotidien : avant de se coucher, au moment de manger, lorsqu'on veut se rassurer, lors d'une cérémonie ou dans l'espoir de guérir un proche.
Leur aspect mystique provoque même des effets de transe chez les plus fervents qui les récitent.
A la base rimant en langues mortes, elles ont ensuite été traduites dans toutes les langues pour servir au plus grand nombre.  Car en sorcellerie, les prières se doivent d'être comprises dans leur entier pour faire effet.
Le choix du psaume à réciter est à la liberté du sorcier et n'influence pas le résultat d'un rituel, tant qu'on en récite un des trois.

psaume I

Je porte respect à celui qui
garde la ligne constante dans ma vie
Et je remercie ceux qui me permettent aujourd'hui
de profiter du don qu'il m'a offert

psaume II

J'appelle à votre force
vous dont l'essence originelle vous habite
permettez-moi d'en recueillir un peu de vous
pour vous garder en mon sein
autant de fois qu'il le faudra
jusqu'au jour de mon retour

Psaume III

Pars!
Le poison dans la mare
Fuis!
Crains la tempête, le bruit du tumulte
Redoute mes mots
Redoute mes paroles
Redoute ma force
Celui qui me l'a donnée
Ne te veut pas dans son eau





Les Païens


Les païens doivent accepter une part de nature dans leur vie pour pouvoir accepter leur loup. Le respect envers leur animal doit se ressentir pour que leur foi reste complètement intacte. Ils retrouvent la magie dans les lieux naturels, mais peuvent aussi se raccrocher à des éléments tels que le vent, la terre ou encore les arbres.

Ceux qui appliquent les anciens rituels sont, étonnamment, encore plus rares que chez les autres races, sans doute dû au fait que la modernité arrive difficilement à s'allier à des traditions très proches des lieux naturels.

Leur race est plutôt différente des autres : leurs prières sont des chants, on ne compte que deux rituels hiératiques et la majorité des rituels culturels sont propres à chaque meute.

Les éléments de culte


Lors des rites, ils utilisent le feu, l'échange et les matériaux naturels (os, terre, sang d'animaux, sève d'arbre etc.)

Les plus fervents portent des crânes d'animaux représentant leurs proies : cervidés, ovidés pour la plupart et une longue toge noire.

Les rituels suivent le cycle de la lune et se font toujours durant la nuit.

Les prières sont une exception chez les païens : il s'agit de chants qui sont propres à chaque individu ou/et meute.

Les rites


Rappel :

Tous les sorciers ne pratiquent pas les rites, encore moins ceux culturels.
Les rituels hiératiques (ceux qui sont fait dans le but d'emmagasiner plus de magie en soi) ne sont, eux non plus, pas appris de tous -et encore moins appliqués.
Tout dépendra du mode de vie et des idéologies du sorcier.
Durant le rituel, la magie passe par les prières.
On prie donc tout au long du rituel.


Rituels hiératiques :

Arrêter de chanter, un balbutiement, une toux etc... on doit tout recommencer.

Le rituel se fait toujours dans un endroit naturel (généralement une forêt) UN JOUR avant la pleine lune et durant la nuit.

Si l'on porte un masque, on peut le remettre juste après s’être peint la peau.

Rituel mineur

On mélange du sang animal et de la terre dans un bol. De cette mixture, on dessine ensuite des traces le long de ses bras et sur ses joues -imitant celles de griffures. Assis ou debout, l'on fixe ensuite la lune tout murmurant son chant.

Rituel majeur

Requiert dix sorciers. On allume un grand feu, et chaque individu peint le visage de son voisin avec du sang d'animal. Puis l'on tourne autour du feu tout en chantant, en veillant à ce que la lune soit toujours visible.

Rites culturels :

Un rituel commun revient dans l'histoire des païens : on la nomme la course. Transformés en loup durant la pleine lune, les païens prennent l'habitude de se poursuivre dans la forêt sous forme de jeu.

Allumer un feu et chanter en groupe est aussi un rituel souvent suivi.

Le reste des rituels culturels est propre à chaque meute.

Les prières sont des chants spécifiques à un individu/une meute et doivent avoir une signification forte pour le païen.


La ville de Londres
(page suivante, la milice pour les nuls)



Je ne suis qu'un chat ! Mais ma maîtresse n'a pas arrêté de me raconter, ça et là, comment était Londres -moi, si vous voulez mon avis, je trouve que l'endroit est sale et rempli de drogués. Je voulais juste qu'elle me grattouille le dos mais les humains, mrrr ! Si Londres vous est méconnu, faisons une balade ensemble. Je suis d'humeur à me dégourdir les pattes !


Londres est cosmopolite. Les nationalités s'y brassent avec une certaine aisance, ce qui est assez surprenant compte tenu du caractère foncièrement traditionnel des anglais.
Les Londoniens sont fiers de leur culture, de leur reine et de leur histoire.
Saviez vous qu'à Londres, les "taxieurs" se doivent de passer un diplôme particulièrement difficile pour avoir le droit d'exercer ? Il paraîtrait que les taxis de Londres représentent l’identité de la ville !

Soucieux des identités....  Pas rare de voir des indiens ou des russes, pour ne citer qu'eux, continuer leurs traditions dans des lieux aménagés par la ville.

Certaines communautés se prennent vraiment au jeu. Ma maîtresse m'a assuré qu'il "ne fallait jamais dire à un fier écossais qu'il était un anglais !" Ou on risquerait de le vexer !

Pas rare, non plus, de voir une dame en pyjama et aux cheveux teints en bleus faire ses courses dans la supérette du quartier. Malgré cette idée "snobinarde" du Lord anglais, les londoniens sont en réalité plutôt cool ! Par contre, il est vrai qu'ils sont plus courtois.

Un pays ouvert, mais en même temps très à cheval sur ses principes. A Londres, vous y êtes le bienvenu tant que vous acceptez sa politique. Le respect se donne comme il se reçoit.

La Triade applique ce même fonctionnement : des différences, des tensions certes il y en a, mais la liberté est donnée à chaque surnaturel tant qu'ils se conforment aux lois mises en place.

Selon les quartiers, le lait est laissé à la porte, le journal aussi. Dans les parcs, les écureuils se promènent sans craindre de représailles. C'est très tendre les écureuils. La confiance est donnée dès le départ, dans le bénéfice du doute : tant que les informés ont du respect pour les règles établies dans le pays, on les laisse plus ou moins tranquilles... en revanche, les sections sont plus sévères.

A Londres, on aime bien écouter l'avis de la population... et ce, dans un but précis. Un peuple qui n'aime pas son pays ne lui sera jamais fidèle. Le référendum étudie scrupuleusement les votes de ses électeurs. (le Brexit en est un bon exemple.) -moi tant que j'ai des croquettes, j'en fais pas tout une souris !

Même si, en toute honnêteté, les enjeux politiques et financiers passent avant tout. Dans la City, à côté des monuments classés, on retrouve des buildings privés, des hautes tours, des bureaux et espaces réservés aux entrepreneurs : tout est fait pour assurer une pérennité économique. Dans le Nord-Est, des logements créés spécifiquement pour les J.O ont été revendus aux londoniens. Le mélange de la culture et du développement est omniprésent - c'est atypique, vous imagineriez, vous, construire un grand building à côté de la tour Eiffel ?!

Les londoniens ne font pas la bise : on sert la main et une fois suffit. -moi je ne fais ni l'un ni l'autre. Le tea time est une habitude appréciée. Si en France c'est le vin, à Londres c'est la bière ! Boire est une coutume très reliée aux pubs londoniens. Après son travail, il n'est  pas rare de participer à un "after work" où  les collègues se rassemblent sans plus penser à la hiérarchie (on parle de généralité.) On boit, on rit et on échange au comptoir. Discuter est une chose qui devient plus naturel ; le problème restant l'abus d'alcool qui est un fléau récurent chez les jeunes.

Niveau météo, malgré les idées reçues, il ne pleut pas tant que ça !


Voir l'image de la carte

Meow.. allons y, c'est l'heure de se promener maintenant ! On restera aux alentours de là où y'a du monde, vers le centre, parce que plus en s'éloigne plus je crains de pas retrouver la maison !

Bon, tenez la carte, moi j'ai des pattes c'est pas pratique !

La petite zone rouge numéro 6 on dirait une ville dans une ville ! Plein d’immeubles avec des vitres toutes lisses au milieu de bâtiments en pierre ! (La City)

Il y a un pont aussi avec des tours hautes. On le confond avec d'autres ponts plus loin.  C'est normal, ils se ressemblent tous !



(London bridge)


et aussi une drôle de structure qu'ils appellent le cornichon -moi je trouve que ça ressemble plus à un suppositoire, et ma maîtresse parle d'autre chose avant de glousser bêtement... incompréhensible.



(30 St Mary Axe)


Pas loin à l'Ouest, il y a des monuments plus vieux aussi, victoriens que me souligne à chaque fois ma maîtresse ! Numéro 3 ! (City of Westminster)


A côté de l'eau que je déteste (Zone Westminster) une grande tour vieillotte avec des aiguilles. Toujours plein d'humains gras et transpirants se pressent pour le prendre en photo !



(Palais de Westminster avec Big Ben)


Oh oui, je devrais vous dire, peut être, qu'en 1666 un grand incendie a brûlé tout le point rouge numéro 6... je le sais, j'y étais et les lumières étaient très belles! Ma maîtresse serait pas contente que je résume comme ça. Elle dirait qu'il y a des bâtiments très importants que j'ai pas cités, mais on s'en fiche elle n'est pas là... continuons ! Si on va vers le Nord du Centre, le monde s'accentue. (West End) Il y a plein de boutiques, certaines avec des devantures noires et plein de lumière (oui c'est vraiment plein de plein!) avec des images de femmes sans trop d'habits -elles n'ont pas froid ?!- et des objets très longs... Un Six shop ou quelque chose comme ça. Egalement Chinatown que je me souviens.  Puis beaucoup d'hommes qui se tiennent la main, des cinémas, bars, boites de nuit, un immense marché couvert très connu(le marché de Covent Garden). Il y a aussi un petit coin plus calme et luxurieux mais y habiter est impossible, sauf si vous êtes un éminent millionnaire. (Mayfair) Mais il y a trop de monde, allons plus au Nord !



(ruelle avec bon nombre de comédies musicales)


Là c'est mon quartier favori, numéro 4 ! Je suis un chat qui aime pas quand  c'est trop bruyant, mais qui aime pas non plus quand c'est trop calme, et Camden est parfait pour moi. Surtout que les passants viennent tout le temps me caresser : des artistes, gens avec des crêtes sur la tête et de la musique avec des guitares, des façades avec plein de choses marrantes accrochées dessus et des marchés avec des objets qui se balancent. Si ça ne tenait qu'à moi, je vous abandonnerais ici... mais j'ai vraiment envie de marcher.



(Camden)


Si on va vers l'Est, c'est plein de maisons assez sympathiques qui se ressemblent. Numéro 5 ! J'aime me poser à la fenêtre et gratter pour voir si quelqu'un me laisserait un bol de lait. C'est l'endroit préféré du Fatum, il s'amuse à marcher dans les ruelles piétonnes et toucher du doigt des gens au hasard en disant qu'ils vont mourir dans quelques jours.



(Islington)



Si on continue vers l'Est, c'est un endroit que ma maîtresse apprécie. Oh moi cet endroit m'ennuie... numéro 7 ! Il y a plein de gens avec des barbes taillées qui se prennent pour je sais pas quoi, et des boutiques du style chic mais artisatanal. On leur donne un terme, comme quand on éternue... Hips ! Hipster! Voilà. Quand je dis ça, ma maîtresse lève les yeux au ciel. Des artistes aussi, de la verdure, ah et le truc Olympique. Bon... On descend maintenant ?



(Hackney)


Zone 8 ! Ici, je trouve les gens souvent triste. Je l'appelle la zone grise, parce que les bâtiments se construisent vite et que c'est gris, gris ! On l'appelle le East End . Y'a des tours qui se dressent, des endroits mieux que d'autres, un fort taux d'inégalités. Jack l'Eventreur a fait ses petites parties dans le lieu, et beaucoup de travailleurs.... eh bien travaillent trop. Je comprends pas pourquoi c'est le borough préféré de ma maîtresse. Elle dit que là, c'est authentique avec ses grands marchés et ses communautés mélangées et parfois dangereuses et que justement, les gens sont plus sincères quand ils sont tristes. Allez comprendre.



(Tower Hamlets)


Là on traverse la Tamise sur le pont, celui qui se confond avec l'autre ! (Tower Bridge) Il tient son nom de tours et tout pas loin, sorte de château, m'en demandez pas plus je suis qu'un chat...

On arrive à Southwark, non rien à voir avec les petits bonhommes grossiers, vous vous trompez de syllabes ! Avant c'était pas super, maintenant ça devient un peu plus super. Réaménagement qu'ils disent... d'accord, et alors ?



(Southwark - un pub plutôt connu, Anchor Bankside)


Plus à l'est (Lewisham) c'est pas très tranquille. Des bagarres, des vols, c'est relativement pas touristique et les jeunes tournent en rond, pas des grands chanceux. Dans le même temps, les loyers sont pas chers qu'elle dit ma maîtresse et plein de petits marchés ! Les gens sont pas tous méchants et ça ressemble à n'importe quelle banlieue autour d'un centre et au final on apprend à l'aimer plus qu'un joli quartier propret...hmm, dans votre ville aussi ça existe, ce genre d'endroits, non ? (quartiers nooooords marseilleeeees)



(Lewisham - Peckham)


Vers l'ouest, un étrange village urbain. Lambeth, on voit très bien l'eau ici... trop bien (la Tamise). Il y a son lieu où les gens entrent dans les trains (gare de Waterloo). De nombreux touristes y affluent. Beaucoup de salles de spectacles et une grande roue à côté de l'eau (London Eye) Il y a aussi un drôle de château (le palais de l'archevêque de Cantorbéry). Un de ses quartiers, Brixton, est connu pour avoir un mélange de gens, marchés, galeries d'art ou quelques rues moins fréquentables avec ce que ma maîtresse appelle "gangs" de rue.




(Lamberth - London Eye)


Wandsworth et Richmond... hum, moi j'y passe pas trop. Une haute communauté de païens parce qu'il y a beaucoup de verdure, des grands terrains (Wimbleton) alors ils courent toute la nuit comme des troupeaux de vaches, n'importe quoi ! - loups, j'aime pas les loups. C'est un coin tranquille, un peu aisé mais sans trop l'être ; par contre mal desservi ! Prendre le train sera plus pratique car les lignes de métro sont pas directes ici.



(Wandsworth - The Waterfront)


Et on reprend le pont ! Olala encore un, c'est fou ça - hors de questions que je prenne un bateau, un chat est fait pour rester sur terre ! Vous risquerez pas de le confondre avec les autres par contre, il est triste au possible et on l'appelle... le pont de Wandsworth -nom d'une souris quelle originalité.

Ici, on retourne aux numéros. C'est le 1 ! Bon chic bon genre mais très vivant, pas trop luxurieux non plus, sauf si vous vous approchez du côté limitrophe Est. Une grande vie le soir, des pubs, bars, des balades en vélo... j'ai pas grand chose à dire dessus -les chats ne sont pas des fans de pubs.



(Fulham)


Numéro 2. Là, on arrive dans des lieux très jolis. -moins joli que Camden selon moi ! Ils aiment pas les chats noirs et ils prennent leur distance avec ma maîtresse comme si elle pouvait leur refiler la rage. Ils ont souvent des caniches ou des tout petits chiens, plus petits que moi, avec des vêtements parfois. C'est si propre que je sais jamais où je dois faire mes besoins.



(quartier de Kensington)


S'aventurer plus loin, dans les autres boroughs, est à tenter. C'est généralement plus calme, mais tout dépend de l'endroit. Mais avec vos écrans lumineux, vous pouvez tout savoir dorénavant.... non ?!
Pour rentrer chez moi, je vais prendre un taxi maintenant, si vous voulez bien m’excuser. J'ai un peu mal aux pattes.

La Milice pour les Nuls
(pas suivante, contes et légendes)




Dans les locaux de la Milice :

Des scientifiques de Cristal Palace viennent régulièrement y faire un tour, dans une salle interdite aux recrues et à la plupart des miliciens.
Des membres de l'ajustement passent également, parfois.
On ne sait ni pourquoi, ni à quel moment, on sait juste qu'ils passent et qu'il ne faut pas poser de questions.

Devenir milicien :

Passage par dossier et tests d'aptitudes (on doit savoir parler au moins deux langues affiliées aux différents sièges de la Triade)
On accepte généralement que des communs. Car les sorciers peuvent facilement céder à la folie.
Si vous êtes accepté à l'aile ouest, vous serez dans l'école milicienne à vos 15 ans.
Ici, les murs sont faits en métal. Une puce vous sera implantée dans le poignet dès que vous passerez avec brio le concours final de la Milice, après 7 années acharnées d'entraînements. Chaque fin d'année, durant ces 7 ans, un concours sera passé. Ceux qui échouent devront partir. La formation est intensive : on vous mettra sous pression, entraînement à mains nues, puis dès la 3em année, maniement d'armes de pointe, mise en condition en salle d'interrogatoire. Trop faible, vous dégagez, trop fragile, vous dégagez, pas assez discipliné, vous dégagez. Pour 100 recrues qui entrent, on en compte généralement 10 qui deviennent miliciennes. Les miliciens ressortent âgés de 22/23 ans.

Les miliciens peuvent être envoyés sur le terrain ou dans les locaux de la Triade ou de Cristal Palace. Il n'est pas rare qu'un milicien soit envoyé à l'étranger.
On peut prendre sa retraite à partir de 40 ans : une retraite qui vous assure une bonne fin de vie (car le métier est très éreintant autant physiquement que mentalement)
Les miliciens travaillent 3 jours et 2 nuits dans la semaine. Les deux autres jours leur sont donnés pour relâcher la pression. La plupart des Miliciens vivent dans les locaux où ils travaillent (dans l'aile Est si c'est à Cristal Palace) mais ils ont le choix de prendre un logement extérieur - même si cela est moins pratique.
Aucun badge n'est nécessaire pour prouver que vous êtes milicien, votre équipement et votre carte ID est une preuve suffisante.  

Vous avez le droit à des réductions pour les cinémas d'informés. (il vous suffit de donner votre ID au guichet)
Votre uniforme est noir, sobre et le tissu possède du holo entre ses fibres : quand vous marchez au milieu de lambdas durant votre service, ils ne feront pas attention à vous TANT que vous n'attaquez pas. Durant vos temps libres, porter votre uniforme n'est pas autorisé.
Ôter la puce à son poignet est un délit.
Faire le choix de quitter la milice est possible : il faudra en informer la tour de contrôle. Le traitement de votre demande peut varier entre 10 et 30 jours.

Matériel :



Pantalon, bottes, pull et gilet fournis en fibres mélangées au holo.
Armure en fibres de carbone/ mélange holo lors des raids importants. Attention :  pare les balles seulement un certain temps.
Un casque qui se referme automatiquement, avec lunettes à vision nocturne et filtration de l'air. Le casque empêche toute intrusion de pouvoir psychique.
Oreillette et micro.
Une matraque électrique
Un bouclier holographique avec champs de force
Une arme AKJ850 :



Possibilité d'être munie de balles tranquillisantes ou de balles en argent.

ON NE POSE PAS DE QUESTIONS si on n’est pas habilité à le faire. ON NE CONTESTE PAS les ordres des aiguilleurs OU de son supérieur OU d'un contrôleur. Tout manquement aux règles entraînera une punition en conséquence.

Lors de la présence d'un NO FACE, on ne le REGARDE PAS. On ne tente pas de lui adresser la PAROLE.  Tout manquement aux règles entraînera une punition en conséquence.

ON NE CEDE A AUCUNE PITIE. Les ennemis n'ont pas d'âge et pas d'origines. On ne cherche pas à comprendre COMMENT marchent certains outils en dehors de son apprentissage. Tout manquement aux règles entraînera une punition en conséquence.

Contes et Légendes



Halloween

5000 ans auparavant, d'étranges silhouettes se réunissaient une fois dans l'année sur les plaines de Tara, en Irlande : durant le jour de Samain. L'on racontait qu'elles venaient en ces lieux depuis des temps immémoriaux.
Elles apparaissaient toujours dans la brume. Assis à de grandes tables en pierre, leurs voix résonnaient à travers les landes et la lueur de leurs lanternes tremblotait dans la fumée comme des phares isolés. D'après les dires des villageois, une fois la brume levée et les êtres partis, on retrouvait des gouttes de sang sur l'herbe et les pierres.
Aux environs du 1er novembre, il était de coutume que la saison sombre marque la rupture, une période hors du temps où, selon la fête religieuse celtique de Samain, se faisait l'ouverture vers l'Autre Monde ( le monde des dieux).
Aux environs de An Mhí, comté celtique, chaque forêt devait être évitée lors du jour de Samain car elle était anormalement peuplée d'esprits.

Une fois christianisé, cette fête est petit à petit devenue celle que nous connaissons aujourd'hui.  
Mais en Louisiane, certaines des plus vieilles familles thusiennes possèdent encore des écrits de leurs ancêtres : ils y parleraient de la fête de Samain où ils festoyaient en l'honneur des dieux, tous assis et réunis autour de tables de pierre...

Si vous éclairez assez longtemps un bouquet aléatoire d’atomes, vous obtiendrez une usine - Jeremy England.

Mes études m'ont mené vers les confins de l'existence - et il fallut au passage, pour cela, que je m'abrite aux confins du monde. C'est pourquoi, logé à plus de sept cents mètres d'altitude, je n'ai entretenu de contacts qu'avec les seuls habitants du temple. Persuadé de leur offrir mes connaissances, il semblerait que ce fut plutôt eux qui me permirent d'ouvrir mon regard sur le monde, de penser autrement.
La vie est devenue une question d'introduction, elle qui avait, jadis, pris le centre de mes recherches ; j'ai compris qu'il fallait s'éloigner de la raison d'être pour se rapprocher de la celle d'exister. J'ai saisi, surtout, que le sens de la vie n'était que ce que nous cherchions à lui donner, qu'autrement, il n'était pas question de sens mais plutôt d'une boucle que la fonction infinie rend aberrante à justifier.
Pourquoi la vie et sa magie.
Parce que.
Juste, parce que.

C'est une conclusion frustrante pour l'homme de sciences que je suis, qui ressent ce besoin constant de trouver une finalité aux problèmes.
S'il n'y a pas de but, alors pourquoi m’étendre dans ce projet, me reculer du monde, me nourrir exclusivement de fruits et de légumes capables de pousser ici-haut, me laver à l'eau froide et m'éclairer à la bougie, si ce n'est pour recevoir qu'un simple parce que ?

Tout simplement Parce que la vie est ainsi faite. Dénuée de sens, elle s'en crée un pour ceux qui deviennent doués de conscience, une conscience née de l'évolution et d'élémentaires, mais puissantes, connexions d’énergie, elles-mêmes provoquées par le besoin inhérent qu'ont les atomes de se rassembler. Cette raison, tangible, munie d'un début et d'une arrivée, crée le chemin de notre vie.
Et c'est exactement ainsi que fonctionne la magie.

Si une telle chimie a pu créer la conscience, et la magie, et tout ce que nous connaissons du genre vivant, alors je n'ose imaginer ce qui nous reste inconnu à ce jour.

En revanche, le seul et unique mystère trop complexe duquel je n'ai pu trouver de réponses -même incomplètes- ne pose pas la question du pourquoi, mais du comment ?

Les ombres sont une projection
Et parfois, il arrive que cette projection n'ait plus rien d'immatériel
.


Je suis né ici, dans le froid et la vétusté, caché aux yeux de la société comme un pariât. Je suis né hors des tours, au milieu des troncs qui, le soir venant, ressemblaient aux corps pétrifiés de malchanceux.
J'ai appris à manier notre don dans le plus grand des secrets, et j'entends de plus en plus souvent les murmures de ceux qui décident.
Je ne cherche pas à savoir. Je les ignore. J'espère qu'ils oublient leurs plans, bien que, face à leur regard décidé, je crains qu'ils ne puissent oublier.
Ils n'ont jamais oublié.
Ils se préparent simplement, car une fois leur décision prise, elle sera irrévocable.

Je suis né ici, inconnu du monde.
Jusqu'à quand ?
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"C'est compliqué pour le moment, mais je te le promets que la justice sera rendue. Alors ne fais pas de connerie, s'il te plaît Joseph, je sais que les choses vont se régler..."

Elle ne savait rien, strictement rien... Il se mit à rire doucement, ressortant les clopes avant de s'en coincer une dans le bec. Prenant une profonde inspiration, il laissa son crâne reposer contre la banquette.
Les paroles de Julie lui revenaient en tête, encore.

Tu ne peux pas y aller seul Joseph : pense à ta fille !

— Ma fille saura que ch'ui mort en héros... qu'il murmura d'un air absent, prenant son briquet pour en allumer la mèche.
Expirant sa fumée, il la regarda voler, comme ailleurs.  Malgré lui, l'image d'Emma s'imposa dans son esprit.

— Jo' ?!

Ah... alors elle avait fini par le retrouver. Un bus abandonné en pleine forêt n'était manifestement pas une planque suffisante, pensa-t-il. Une tête brune apparut à travers la porte du bus.

— Entre et ferme derrière toi, qu'il lâcha d'un ton las.

— Merde Jo, et merde! T'es blessé !

Il désigna vaguement son ventre, feignant la surprise.

— De quoi, ça ? Mais ce n'est rien, rien du tout...

Aussitôt la brune accourut vers lui. Fébrile, elle ôta sa veste puis la déchira pour en faire un bandage de fortune.

— Déjà les préliminaires ? Laisse-moi le temps de finir ma clope...

— La ferme Jo, la ferme ! Tu sais que tout le monde te cherche ?! Julie se fait un sang d'encre !

— Faut pas, grommela-t-il. Il poussa malgré lui un grognement quand elle s'attela à épancher la blessure avec ce qui ne ressemblait plus du tout à une veste.

— Penche-toi en avant, j'arrive pas l'attacher
— Ca ne sert à rien...
— Décale-toi du mur j'te dis !

Il lui attrapa le bras, le visage inflexible.

— Sora... ça ne sert à rien.

Des larmes commencèrent à rouler sur les joues de la brune qui hochait la tête. Elle se laissa tomber à genoux face à lui. Ses mains toujours sur le ventre de l'homme étaient devenues pleines de sang.

— Pourquoi ?
Il fixa le plafond du bus avec calme.
— Ce doté a tué mon fils...
— Nous sommes une famille. Hayes aurait pu..
— Hayes n'aurait rien fait du tout, coupa-t-il sèchement avec colère. La brune sembla se reprendre un peu. Elle attrapa son téléphone dans la poche de son jean.
— Ecoute Jo, tu délires... je...je vais te sortir de là, d'accord ? On va appeler l'un des Corbeaux et..
— Sora, repose-moi ce téléphone...
— Ils t'aideront... ils...
L'homme s'empara du flingue rangé sous sa veste et le pointa sur Sora.
— J'ai dit, repose ce téléphone.
Alors elle se figea, rabaissant lentement l'objet.
— Tu... qu'est-ce qui se passe ? Jo ? Qui t'a blessé ?
— Vers la banquette avant, tu y trouveras un bidon d'essence. Tu dois foutes le feu à ce bus, est-ce que tu as compris ?
— D'abord on doit te sortir de là, je vais te sortir de là !

La cigarette au coin de ses lèvres venait de s'éteindre mais l'homme continuait de tenir en joug la brune sans sourciller.

— C'est trop tard pour moi... Ecoute, Sora, écoute-moi bien. Il y a des choses que tu ne sais pas. Tous les dotés ne sont pas logés à la même enseigne... Fais juste ce que je te demande, fais-le...

Son arme se rabaissa graduellement à mesure qu'il tremblait de plus en plus.

— Si...Si la Triade s'en donnait les moyens, elle pourrait... tous nous effacer de la circulation. Mais elle le fait pas... Elle le fait pas.

Le pistolet tomba à terre.

— Jo !

L'homme soupira, les yeux mi-clos.

— Tu sais... On vit vraiment dans un drôle de monde... un drôle de monde... souffla-t-il en guise de dernière parole.


Arthur était un garçon comme un autre. Il n'aimait pas beaucoup les cours mais il adorait l'école pour pouvoir y retrouver son groupe d'amis. Le macadam faisait un bruit d'éclopé, comme un pied bot sans trop de peau qui racle le sol : clop clop clop, quand il courrait avec ses semelles lourdes. Son père lui avait confectionné les meilleures bottines de tout le comté -croix de fer!- mais il y avait toujours ce petit son proprement désagréable quand il courrait : clop clop, mais pas comme un cheval qu'il vous dit, plutôt comme un os que du gravier écure. Une fois rentré de l'école, il adorait traîner en compagnie de Doyle. Doyle était un vrai brutal avec un des chiens du canton, Pitz qu'il s'appelait -Arthur n'avait encore jamais vu un chien aussi grand-, mais il assurait à Arthur que le cabot le méritait. Aussi en cette fin de journée, puisque son daron était encore dans les mines à se colorer la gueule, Arthur avait voulu voir si c'était vrai que le chien méritait d'être rossé. Donc il a lâché son sac dans la maison puis il est vite retourné dehors avant que la mère soit plus trop occupée à éplucher les patates et qu'il lui viendrait à l'idée de l'appeler pour faire quelque chose -elle trouverait quoi. Doyle l'attendait adossé à la clôture. Il était un peu rondouillard mais dans le genre charpenté, ce qui lui offrait toujours le privilège de mettre une droite en premier ; comme ça le p'tit con sur lequel ils jetaient leur dévolu, avec les copains, était assez sonné pour que les châtaignes qui suivent fassent super mal vu qu'il pouvait plus se défendre. Après, ils ont tracé sur le chemin qui est mal praticable, plein de boue, c'était toujours le cas quand il pleuvait et il avait plu la veille au soir. Doyle a pointé son doigt vers le hangar et Arthur a dû plisser ses yeux pour mieux voir le chien noir, à quelques mètres, accroché à une chaîne devant la taule du hangar elle aussi noire. Il avait pas fière allure, très maigre et des poils qui poussaient plus à certains endroits. Sa gueule était un peu démontée, ça Arthur en était persuadé parce que son profil suivait pas bien la courbe de ce que ferait un museau normal. Pendant qu'ils se rendaient vers la bête, Doyle lui expliqua que le museau déglingué était sûrement son oeuvre. Il avait toujours été doué aux lancés de pierres ; Arthur, lui, était le meilleur pour cracher le plus loin. Comme la pierre était en peu lourde le chien se l'était reçue en pleine gueule, et le moins qu'on puisse dire c'est que le coup avait retenti fort ! Ca faisait trois mois de ça déjà, mais l'animal semblait pas vouloir crever.

— Mais tu sais, jcrois bien que c'est un loup. Pas un chien, Arthur, un loup. Et je pense aussi que les loups, ben ça doit guérir très vite, j'vois pas d'autres explications, que lui avoua Doyle.
— Alors c'est toi la nouvelle recrue ?... Ma parole, mais ils les font de plus en plus petits !
— Euh...

Il lui balance le gros sac qu'il tenait par la hanse, manquant de le faire tomber.

— Allez j'ai pas de temps en perdre là, là ! Prends ton sac et tu me suis.

Ils passent les portes de l'aile Ouest. Le jeune homme a encore du mal à croire qu'il est dans le sous-sol. Les locaux de la Triade... incroyable

— Ton identité ?
— John Salvator Chef !

Le milicien grogne

— Je t'ai pas demandé le doux nom que minaude ta génitrice ! Ton numéro ID imbécile !
— Ah... oui! Euh... 1689 785 456 D

Le milicien fouille dans sa poche et en ressort un petit boîtier. On dirait une tablette minuscule. John tord son cou pour essayer de voir ce qu'il regarde, mais le milicien range sitôt l'objet après un bref coup d'oeil.

— Ouais d'accord.. Bon alors je t'explique. Je sais pas comment c'est possible, vu ton aspect gringalet, mais t'as été admis à l'école de la Milice. Ici, on ne rit pas, on ne parle que si on te le demande, et appeler ta mère, j'en ai rien à fiche si t'es devenu la petite copine d'un gros bras d'ici, mais tu gardes ça quand tu seras recalé.

Ils traversent des portes en métal automatiques. Le milicien passe son poignet contre un écran étrange sur une borne à droite, puis l'entrée d'un énième sas passe au vert.

— Une chambre t'es attribuée, et dedans t'y joueras pas à la dînette. Tu y vas pour dormir et pour chier, le reste je veux pas savoir, je veux rien entendre. Vous êtes quatre à l'intérieur jusqu'à l'année prochaine où vous serez sans doute que deux. Ton apprentissage dure sept ans, et chaque fin d'année y'a un concours. Et j'te parle pas de m'écrire un fucking roman de six pages, si t'as envie d'être écrivain tu peux tout de suite faire demi-tour. Capiche ?
—..Ou... Oui chef...

Le jeune homme a de plus en plus de mal à le suivre tant son sac pèse lourd. Il voudrait s'arrêter un moment pour passer les hanses du sac à dos, mais le milicien marche trop vite et il a peur de le perdre de vue!

— Bon... là tu fais gaffe, c'est un corridor.


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— Le corri...dor ? peine à demander John

La seconde porte de sécurité s'ouvre et laisse entrevoir une nacelle grise qui s'étend en un long couloir. John faillit en lâcher son sac pour le coup. Mais comme le Milicien s'arrête et se retourne vers lui, il a le temps de mettre son sac -enfin !

— Ouais, c'est plein de turbines ici, t'en trouveras un peu partout des corridors, ça utilise le mouvement pour créer de l’énergie et....  Bref on s'en fout, c'est ce qui alimente en énergie... ah, et si tu tombes dedans, t'es transformé en pâté.

Le milicien reprend sa marche en ignorant le regard rond de la nouvelle recrue. A mesure qu'ils traversent le pont, un homme affublé d'une cape noir passe dans l'autre sens. Il salue le milicien d'un geste amical.

— Salut Bjork, encore à jouer les mères poules à ce que je vois...
— Ouais, ouais... et toi ? Toujours à gratter sur ton calepin pour noter qu'un mage a forniqué avec un loup ou ch'ai pas quoi ?

L'homme a la cape rigole de bon coeur puis lui envoie un clin d'oeil en guise d’adieu. Derrière lui, une étrange silhouette le suit. Vêtue des pieds à la tête d'une toge noire, elle fait ralentir l'allure de John qui ne peut s'empêcher de l'observer. La silhouette porte un masque blanc. No face. C'était ça un no face ?!



La silhouette masquée le regarde à son tour lorsqu'ils se croisent. Soudain, il sent le bras du milicien lui agripper le bras.

— Le regarde pas idiot ! On ne regarde pas un no face, jamais !
— Je... désolé ! balbutie John. Il se retourne en réprimant un frisson d'horreur. Il a le sentiment de sentir le regard de la silhouette dans son dos. Après avoir passé le corridor, ils arrivent sur d'autres couloirs tout aussi longs. A un moment, le milicien désigne un mur sur le côté. Il faut quelques secondes à John pour comprendre qu'il s'agit en réalité d'une vitre à demi-teinte. De l'autre côté, il discerne des silhouettes qui semblent s'entraîner.

— Ici, c'est une des salles générales d'entraînement. L'endroit où tu passeras le plus clair de ton temps.
— Oui chef.
— Si t'as été accepté, c'est que t'as déjà réussi les tests d'entrée... qui l'aurait cru en te voyant, hein ? Ouais donc, si tu te casses un bras, un pied ou une jambe, tu joues pas le courageux et tu files direct à l'infirmerie. On a pas le temps pour ces conneries, si t'es pas efficace, tu deviens un poids mort pour tout le monde.

Il s'arrête à nouveau et pianote sur porte munie d'un digicode bleu. Le sas se dépressurise, alors le milicien lui fait signe d'avancer. Une fois passé, le contraste est assez déroutant. Plein de miliciens -des jeunes pour la plupart qui doivent être des recrues elles aussi- viennent et vont en groupe. Quelques-uns s'arrêtent pendant qu'ils passent. Il y en a même un qui donne un coup de coude à son pote, un sourcil arqué et un sourire goguenard aux lèvres. John baisse le regard et se contente de suivre le milicien.
Ils marchent encore dix minutes puis l'homme lui désigne un couloir plus petit. Il lui fourre dans les mains une petite carte bleue qui ressemble à une carte de crédit avec son numéro ID dessus.

— Dernière porte à droite, c'est ton dortoir. Dans vingt minutes, ça sera la cérémonie d'entrée pour les nouveaux. Sois pas en retard, capiche ?

Le jeune acquiesce en silence. Il doit sans doute être un peu pâle, parce que le milicien lui envoie une tape franche sur l'épaule.

— Allez, t'es un des privilégiés de ce monde. Laisse pas passer ta chance ok ? Les  recrues sont dures ici, elles te feront pas de cadeaux, mais ça fait partie de ton apprentissage !

John voudrait le remercier, mais il se contente d'hocher encore de la tête puis de se retourner. Le milicien l'arrête en chemin, lui prenant le bras.

— Autre chose gringalet. Ici on ne pose pas de questions. Ceux qui sont au-dessus de toi, tu leur obéis. Mais plus encore : les gens que tu croises, comment on te soigne, comment le système des lieux marche et les scientifiques qui y travaillent, tout ça, tu le vois pas, t'entends rien, tu cherches pas à comprendre. Capiche ?
— Oui, merci chef.
— Me remercie pas gamin. A partir de demain tu pourras commencer à pleurer.


— Goooooood Morninnnng Londonnn !

rires de fond

Un homme lève son nez de son journal

— Eh bien Bill... dis moi, tu es de bien bonne humeur aujourd'hui.

Un homme en uniforme d'officier passe alors le pas de la porte, ouvrant les bras.

aussitôt, bruit d'un public qui applaudit et s’esclaffe

Un peu mon neveu ! (you bet!) Figerald a enfin réussi à comprendre comment marchait un parcmètre !

rires

L'homme qui tient son journal fronce des sourcils

— Ah.... je pensais qu'il avait enfin réussi à résoudre son enquête.

L'homme qui vient de rentrer lui lance un coup d'oeil attéré.

— Tu crois au père noël ou quoi ?

grands éclats de rires


La télé s’éteint. La secrétaire, Margot, envoie alors un regard courroucé au sergent qui vient de récupérer la télécommande posée sur le bureau.

— Je n'ai plus aucun dossier à traiter.
— Eh bien trouvez-en un autre ! Bill l'officier ... je n'arrive pas à croire que vous travaillez ici et que vous ayez le culot de regarder ça !

Margot hausse des épaules, croisant ses larges bras sur son buste volumineux.

— Je trouve la série plutôt drôle.

Le sergent cligne des yeux, sa tasse de café dans une main. Celle qui tient la télécommande vient accabler Margot en la désignant.

— Drôle ? Vous trouvez que c'est drôle ?!

Un des officiers qui passait par là se retient de lever les yeux au ciel. C'est la troisième fois ce mois ci que leur Sergent en vient à s’énerver contre Margot parce qu'elle s'occupait avec les chaînes des informés.

— Vous ne voyez pas ce qu'elle essaie de faire ? La Triade ?
— Et c'est reparti... soupire Margot

— Elle se moque de nous ! s'égosille-t-il, manquant de répandre son café au sol. — Vous savez ce que m'a dit un jeune quand je suis passé en perquisition? Vous le savez ?! Il m'a dit : est-ce que c'est vous, Bill l'officier qui...

— renverse toujours son café... murmure Margot à l'unisson.
— Est-ce que j'ai l'air de RENVERSER mon café moi ! hurle-t-il maintenant, sa tasse qu'il agite frénétiquement en même temps que la télécommande.

Margot soupire en haussant des épaules pour la seconde fois.

— Si vous détestez tant que ça les chaînes des informés, ben vous auriez pas dû commander la box bleue.

Le sergent semble un tantinet se calmer. Au moins pose-t-il sa tasse sur le bureau de Margot. Mais pas la télécommande.

— Oh non non, ça leur ferait trop plaisir, le conseiller et toute sa clique ! S'ils pensent que je vais refuser de me renseigner sur mes ennemis !
— Vos ennemis, voyez-vous ça ?
— Façon de parler !

Ils se regardent un moment. Finalement, le Sergent se racle la gorge.

— Euh...et sinon, des appels pour moi?

Margot reste silencieuse de longues secondes, l'air sévère. Alors le sergent danse un peu sur ses talons, devenu légèrement mal à l'aise.

— Non monsieur le Sergent, aucun appel pour vous. finit-elle par répondre très distinctement.
— Ahem..bien, bien, très bien ! Oui... donc, je repars dans mon bureau moi.

Il se dirige vers son office puis soudain semble se raviser, tapotant nerveusement la télécommande dans sa paume libre.

— Bon euh... et que je vous reprenne plus à regarder ça hein. C'est Ligma ici, pas une salle de cinéma !

Il lui tend la télécommande qu'elle récupère avec lenteur, puis s'éloigne en maugréant dans sa barbe.

A peine a-t-il claqué la porte de son bureau que Margot rappuie sur le bouton du boitier.

rires de sitcom qui reprennent.


6 janvier 2012

Alerte
Alerte
Intrusion dans la base de données, intrusion dans la base de données.


— Allo ? Allo ?! Oui, monsieur le sous-conseiller ?! .... Je... Non, je ne comprends pas... Oui bien entendu, bien entendu ! Le logiciel de détection vient de nous l'apprendre à l'instant et..... oui bien evidemment nous allons régler le problème...je...allo... allo ?

intrusion dans la base de données, suppression en cours...
.... suppression du code de sécurité 0XG564587
....  suppression du code de sécurité MP958J3OE
.... suppression du code...


— Pierce qu'est-ce que tu attends pour DÉVERROUILLER l'ACCES
— Je... c'est bloqué monsieur
— Bordel de merde ! Dégage de là !

L'homme le repoussa et prit sa place sur la chaise. Les sourcils froncés, il arrangea ses lunettes avant de pianoter sur le clavier à une vitesse affolante. Autour d'eux, tous courraient, des tablettes à la main, passant des coups de fil.

suppr...données....

Le scientifique releva la tête, inquiet.

— Qu'est-ce qui se passe maintenant ?!

Un drôle de grésillement se fit entendre, puis un bip sonore. La voix de l'ordinateur de contrôle fut remplacée par ce bip strident durant de longues minutes. Les experts informatiques -au moins une trentaine dans la grande pièce munie d'ordinateurs à la pointe de la technologie- continuèrent de s'affairer en essayant de reprendre les commandes du logiciel.
Soudain, le bip cessa. Au même moment une fenêtre noire s'afficha sur tous les écrans allumés. Dessus, un texte et une icône en guise de titre : un smiley bleu vieillot et dépassé.

.......TWITTS échangés 10 000
...........FACEBOOK 10 000 publications


à la stupéfaction de tous, les chiffres continuèrent d'augmenter : 11 000 ! 15 000 ! S'y rajoutèrent des sites, une liste qui défila à mesure que les lignes affluaient : une ligne de plus, une ligne de plus...

— C'est pas vrai... souffla l'informaticien qui avait été éjecté de sa chaise. Il regardait dorénavant l'écran par-dessus l'épaule du scientifique, la bouche entrouverte.

— Monsieur, quelqu'un vient de publier le site de la Triade. Encore un autre, encore...

— J'ai compris MERCI !

Le téléphone rouge sonna. Fébrile, le scientifique se leva et alla décrocher. Il ne prononça pas un mot durant tout le temps de l'échange au bout du fil. Finalement, quand il raccrocha, sa mâchoire était devenue étrangement crispée. Toutes les têtes se tournèrent vers lui. Mais le scientifique les ignora et alla se rasseoir à son poste.

— ...Monsieur ?
— Nous avons un jour. Un jour pour réparer la faille.

—... Monsieur... j'ai déjà vu ce smiley quelque part, je crois... je crois qu’ils se nomment Weknow.
Le scientifique réajusta ses lunettes pour la seconde fois puis se remit à écrire sur son clavier

— Weknow... Bordel... comme si j'en avais quelque chose à foutre de comment ils s'appellent... Je veux qu'on les coince, je veux qu'on les arrête et je veux voir leur tête de connard rayée de la carte, ALORS METTEZ-VOUS AU BOULOT !



Les soeurs babashka qu'on les appelle
Babashkoi?
Babashka !
Ah oui.... et  ?
Et donc, on raconte que ce sont des sorcières.
Qui raconte ?
Des gens.
C'est plutôt large "des gens".
Ben qu'est-ce que j'en sais, moi, qui raconte ?!
Pardon, pardon... et ?
Et donc, elles seraient jumelles. Du coup on saurait jamais qui est qui, mais le truc tu vois, c'est qu'elles ont des pouvoirs différents
Quel genre de pouvoirs ?
Ca, j'sais pas.
D'accord, continue...
Une fois par mois, elles partiraient en ville pour faire leurs courses.
Parce qu'elles n'habitent pas en ville ?
Non, elles sont en dehors, ça me paraît évident !
Pourquoi évident ?
Ben t'imagines une sorcière qui habite en ville ? A force elle finirait par se faire pincer.
Oh, peut-être pas. Autant des sorciers vivent autour de nous et on ne le sait pas.
Ha ha, très drôle Marc, très drôle...
Donc, elles partent faire leurs courses une fois par mois.
C'est ça.
Et c'est tout ?
Non ! On dit que c'est un prétexte pour qu'elles trouvent leur prochaine victime.
Une victime ?
Un enfant.
Ca devient nettement plus glauque ton histoire.
Ouais, je sais. Et donc elles kidnapperaient un enfant qu'elles donneraient ensuite en offrande.
A leur dieu ?
Ouais, un truc dans l'genre. Mais le pire, c'est que personne s'en inquiète.
Vraiment, pourquoi ?
Ben c'est comme si l'enfant disparaissait de la mémoire de tout le monde.
Hum...
C'est une histoire un peu bizarre parce que, quand tu fais des recherches sur le net, y'a toujours un témoin pour dire que ça lui rappelle quelque chose.
Etrange.
Ouais, on dirait qu'eux aussi ils ont oublié.
Et toi aussi, tu as l'impression d'avoir oublié?
Un peu, ouais... Pour ça que cette histoire m'intrigue, ça m'laisse pas indifférent tu vois ?
Je vois... je vois tout à fait.
C'vrai ?
Oui.
.... Tu te foutrais pas un peu d'ma gueule, par hasard ?
Oh non, ton histoire est pertinente.
...
Lexique
(page suivante, les rumeurs)



Aveu : Première manifestation de foi magique d'un enfant doté.

Box bleue : une box offerte par la Triade pour toute demande, qui permet de capter des chaînes télévisées et des stations radios spéciales informés.

Dissident : Informé ayant refusé de s'inscrire dans les Tables de l'Ordre

Commun : individu qui ne peut pas utiliser de sortilèges

Doté : individu possédant des capacités magiques.

Eveillé : commun qui possède un sixième sens

Foi magique : conviction intérieure qui permet d'exprimer ses pouvoirs magiques.

Holo : matière qui rend les lambdas inattentifs.

Informé : ce qui est au fait du monde magique

Lambda : ce qui est ignorant du monde magique

Méta : autre nom donné à un Païen

Oracle : journal officiel londonien du monde informé

Open Eyes : Pastille jaune collée sur les bâtiments dont les murs sont composés de holo.

Prière magique : accompagne les rituels des sorciers.

Révélateur: gouttes à mettre dans les yeux pour pouvoir lire un journal d'informé.

Rituel hiératique : fait par des sorciers dans le but d'amasser plus de magie en soi.

Rituel culturel : rites traditionnels des sorciers. Ils peuvent aider à renforcer la foi magique.

Sorcier : individu qui peut manier sa foi magique au travers de sortilèges

Sixième sens : capacité magique que possède certains communs

Sortilège majeur : sort requérant une grande quantité de magie

Sortilège mineur : sort requérant une petite ou moyenne quantité de magie

Table de l'Ordre : registre de la Triade où tout informé doit être inscrit.


Cela se dit, cela se répète.
En cause, une vidéo (parmi des dizaines) prise durant des émeutes du 12 Juin.

On y aperçoit un agent de Ligma se ranger du côté des civils. L'homme apparaît furtivement sur la vidéo mais suffisament pour qu'on puisse le reconnaître.
Plusieurs commentaires ont suivi la vidéo qui fut repostée autant de fois qu'elle fut effacée par les agents de Cristal Palace.

"Je me laisserai bien arrêtée, on signe où ?"
"il est trop mignon lol"
"Vous êtes sûr c'est pas un figurant ? Trop parfait pour être vrai"
"Il a été arrêté par Ligma, risque sa place ... ou pire ! Faut le soutenir !"

Plusieurs personnes se sont réunies au poste de Ligma pour demander des nouvelles de ce "mystérieux officier", provoquant le mécontentement et l'irritation des sergents et officiers en Chef.

"Durant cette période sombre, gérer des groupies est la dernière des choses dont Ligma a besoin ! Poussez-vous maintenant !" qu'a beuglé un sergent pris sous les projecteurs du smartphone d'une adolescente.

Qui qu'il soit, cet officier défrayant la chronique aura tout intérêt à privilégier le port de la capuche durant les prochaines semaines qui suivront sa libération...


On entend parler de la Mafia dans le monde et l'on sait, plus ou moins, qu'elle a pleinement existé en Angleterre durant les années 60. Pour le reste...
Là où la drogue et la prostitution existent, la mafia ne doit pas être loin... c'est ce qu'on s'imagine.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que les surnaturels ont beau avoir des pouvoirs, ils ne sont pas forcément les plus dangereux.

Il est si facile d'appuyer sur une gâchette.
Si facile de cacher un couteau dans sa veste.
Le corps humain n'est pas très compliqué à découper.
Les boîtes de streap tease aux patrons discrets existent. Les échangent en coin de rue pour avoir un petit sachet aussi.
C'est tout ce que vous avez besoin de savoir.
Qui irait chercher plus loin... Rectification : qui aurait envie de chercher plus loin ?

La Triade assure faire son possible pour démanteler tout cartel mais elle a ajoute que si la criminalité existe, la mafia, elle, est une rumeur facile à utiliser et qu'il ne faut pas tomber dans la psychose.

A Ligma, on a déjà tellement de boulot ! Quelques officiers en chef ont bien tenté de mener leurs enquêtes : mais dans les bureaux, au milieu de ce fouillis de dossiers difficiles à trier, les papiers se perdaient malencontreusement. Ou alors rien n'avançait, chou blanc.
C'est un combat où l'on a le sentiment de tourner en rond.

Mythe ou réalité, rumeurs ou faits avérés ?
Tout ce qu'on sait, c'est que la vie est déjà assez compliquée comme ça !